# 196 Octobre 2017


Quelques vues des jardins à Chaumont sur Loire : nos préférées
           

1 français sur 7 est tatoué, si ce n’est toi c’est donc ton frère, ta sœur ou un parent, encré…

152 patates, tout de même ! Considérant le volume des transactions commerciales en France le chiffre n’est pas monstrueux, mais il y a de quoi enrichir un paquet de voleurs (pas que des Français en plus !) Exactement 152,3 M d’euros en 2016 pour des transactions réalisées sur Internet, par courrier, fax et téléphone. l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement

1/3 des avis de consommateurs postés sur le net sont bidons (DGCCRF). Même moi j’en ai fait…

5247 $ pour le bitcoin qui monte qui monte, il était à 4800 mercredi, souvenez-vous en début d’année il valait moins de mille. Le problème est qu’il y en a peu en circulation (21 Millions) et le nombre demeure restreint, donc pour la spéculation pas simple.

50 à 80 milliards d’IoT (objet connectés) en 2020, gare au brouillard des fréquences qui pourrait être dangereux pour notre santé.

0 voiture fumeuse dans Paris en 2030, on reparle ? Ca va être triste, que des riches dans des caisses qui glissent sur l’asphalte, plus de pauvres pour klaxonner ou jeter leurs mégots par la fenêtre.
Plus de bus de touristes qui polluent, plus de motos qui font du bruit, ça au moins ce serait chouette.

Le monde connecté
Big brother et Terminator se rencontrent…
Votre monde connecté est à vous, et à ceux qui le veulent bien ! Caméra, micro… haut parleur, inutile de faire venir les gars de la DGSI, chacun peut s’équiper à vil prix de petits outils qui sous prétexte de vous rendre la vie meilleure, espionnent (ou peuvent t’espionner quand la mesure s’avère nécessaire pour le bien de la communauté).
On vous aura prévenu ! Les caméras domestiques qui vous permettent de surveiller vos enfants peuvent également vous regarder sachant que tout ce qui passe par le web peut être piraté, rappelez-vous des écoutes téléphoniques de tonton.

Qui a peur du grand GAFA
Coca Cola a presque inventé le père noël, d’autres vont le ressuciter
Station connectée, haut parleur avec micro, pour noël vous aurez le choix entre l’Amazon Echo (8 versions à moins de 130€), l’Apple HomePod à 300 et le Google Home à 110. Facile et pratique : « Tu poses tes questions il te répond immédiatement » Evidement tout ce que tu dis est enregistré ou pourra servir pour du retargeting.

Les Pixelbuds de Google, des écouteurs sans fil, connectés, capables de t’envoyer en temps réel la traduction de 40 langues, assez bluffant paraît-il !

La mort des caissières

Les bons plans d’Amazon toujours prêt à nous enfumer.
Ce n’est pas pour demain mais ça fait bouger le cocotier, la grande distribution pédale sec.
En test Amazon Go : Tu remplis ton caddie et tu sors sans payer, enfin presque, il faut coller des étiquettes RFID, bien entendu des caméras te filment. J’imagine la caissière de demain à Madagascar, alignée avec ses copines sur des bancs derrière leurs écrans avec un gros bouton rouge devant elles, elles surveillent les magasins du monde entier. Paf, lorsqu’elle actionne le buzzer les roues de ton chariot se dégonflent, un malabar se pointe et ausculte ton pouls avant de te passer à la fouille intégrale, le malabar est un android évidemment.
Chez Monop, le client bosse en jouant à la caissière, il colle les étiquettes, scanne avec son mobile pose son sac dans un bac, mais il finit toujours par payer.
Chez KFC avec le « smile to pay » il suffit présenter ta frimousse à une borne de reconnaissance faciale, et hop.
Chez Auchan, la supérette « Box » sans vendeur, il s’agit d’un container de 20M2, vitré, dans lequel on pénètre avec le scan d’un QR code, tous les produits sont étiquetés avec des puces RFID. Pour sortir, tu poses ton panier sur une caisse connectée et tu paies avec ton smartphone.

La radio-identification ou RFID
est un procédé destiné à récupérer des données à distance via des marqueurs. Il s’agit d’étiquettes adhésives nanties d’une antenne associée à une puce électronique propre à recevoir des requêtes d’un émetteur, et à y répondre.
Les applications jalonnent notre vie quotidienne : code barre dans les boutiques, les passeports, les cartes de paiement, les animaux domestiques… Heureusement ou dommage, il n’existe pas de normalisation, la traçabilité universelle n’est pas encore pour demain, néanmoins cela reste un bon outil pour tracer et te repérer.

 

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Publié dans # 196 10-2017 | Laisser un commentaire

# 195 septembre 2017

Photos de vacances en France


C’est déjà noël, préparez les fêtes !
Producteurs, pensez à vos opérations de fin d’année si vous voulez livrer vos clients en temps et heures avant les fêtes. Vos annonces, mailings, e-mailings, sites web, stands, relances ou étiquettes doivent être prêts pour le début du mois de novembre, il vous reste deux mois pour les concevoir, les imprimer et mettre en place votre plan de diffusion. Tout se passera bien si vous faites appel à Virgule.


   Pas de pitié pour les coiffeurs et tous les autres…
Les chiffres du net sont éloquents
Moins de 2 ans, voire 1,23 année chez Uber, le temps du turn over pour les GAFA et les NATU (géants du web), ça fait drôle à côté d’une carrière à la papa chez EDF ou à la SNCF.
362, chaque jour nous sommes exposés en moyenne à 362 messages publicitaires, qui serait capable d’en citer au moins une quinzaine !
40% des internautes consultent les réseaux sociaux pour passer le temps, du temps de cerveau gâché (pas pour tout le monde)
30% du temps passé on line est dédié aux réseaux sociaux.
(sources Le Journal du Net – Seratoo)

La nouvelle installation de Régis Crozat
DE ROUILLE ET DE RONCES


  

Concomitante à un festival de musique classique la performance s’est déroulée au domaine de Saint-Vaize ce mois d’août. Le site abrite une sélection de véhicules hors d’usage considérés dans un état de ruine au regard du délitement de leurs carrosseries et organes de fonctionnement. Depuis plusieurs années les carcasses murissent et pourrissent dans leur écrin naturel de ronces, habitées par les insectes.
Un travail sculptural, une mise en scène pour intégrer et révéler
Les voitures existent en tant qu’objets formels intrusifs dans l’espace agreste qui les digère selon la volonté de leur propriétaire.
Désincarnées de leur valeur, destinées à ne plus bouger, à ne pas être restaurées, elles constituent avec le biotope qui les enserre une matière organique de ronces et de rouille.
Un tableau parfait pour une ruine inaccessible, et la consécration des bannis de notre civilisation : des autos rouillées sur nos routes et des ronces dans nos jardins.


Parcours pédagogique dans une exploitation agricole

Cet été a vu la finalisation du parcours pédagogique de la ferme « Tout l’y faut » dans le Blayais. Expliquer aux petits et aux grands, touristes ou scolaires, amateurs de produits locaux, la vie dans une ferme de polyculture. Le domaine produit essentiellement du vin et des asperges. Le parcours sur un espace cultivé inclut des totems avec des panneaux didactiques et une structure d’accueil représentée par une « table » d’orientation. Un ensemble à la convergence du land art et du marketing.


Nous en rêvions tous il l’a fait !

 

Construit de ses mains, en chêne et châtaignier, depuis longtemps il en rêvait de son divan, comme chez ses amis du Taurus. Lieu de convivialité, invitation à la détente, la structure suspendue une fois garnie de tapis et de coussins ne sert à rien d’autre qu’à bassoter, à casse-croûter, à fumer ou à boire. L’enchevêtrement de poutres et de planches forme une cage auto-porteuse sans ancrage au sol, pour l’implantation il suffit de choisir entre la vue plongeante sur une vallée, un torrent ou sous des arbres dans un verger pour l’ombre et les fruits à portée de main. Bien entendu nous n’y avons passé que deux après midi cet été. Le divan de Régis Crozat

Publié dans # 195 09-2017 | Laisser un commentaire

# 194 Juillet – août

ermenek-R.-CrozatNous rentrons de notre voyage archéo-touristique en Cilicie (Turquie orientale). Dans les campagnes sereines, les hommes, surtout les femmes s’activaient aux moissons, les tournesols en fleurs nous regardaient filer dans le paysage. Il faisait bon sur les flancs du Taurus entre 1000 et 2000, cavaler vers des sommets où sont encore plantés les vestiges de forteresses. Parfois guidés par des bergers caprins sautillant de rochers en rochers, plus souvent seuls à viser les précipices en imaginant une glissade infernale. La poussière de l’aventure a remplacé cette année la boue d’autres temps. A 4 dans un petit 4X4 nous avons réalisé la performance de visiter plus de 20 sites inconnus sauf des bergers archéologues chercheurs de trésors.

NO MILK TODAY
L’homme qui parlait à l’oreille des moutons

Ecolo responsable 2.0
Les livraisons, l’internet, l’obsolescence, pas bon pour la planète

25% La pollution dans les villes, est due pour le quart aux livraisons. Avec le désir d’être livré toujours plus vite chez soi et le développement des achats en ligne, cela ne va pas s’arrêter. Il suffit de faire des mobs et des camionnettes électriques, pour cela il suffit de construire de nouvelles centrales et il suffit d’apprendre à recycler les batteries ou de les fabriquer avec du lisier. En attendant ça chauffe.
L’internet consomme beaucoup d’énergie : 7% de la consommation mondiale,
pour les pays industrialisés c’est en moyenne entre 15 et 20 % de leur consommation. Au niveau mondial le global du net pèse en se plaçant au 3e rang après la Chine et les USA.
En termes de répartition, c’est bien entendu la consommation des machines qui est la plus vorace (près de 50 %), ensuite viennent à parts égales la gestion des données, les flux et la fabrication des outils connectés.

Même les sites sont plus ou moins « verts » !
Un aperçu en 2016
A éviter : les journaux people tels que Femme Actuelle, Closer, mais aussi l’Equipe, France Info, le Parisien ou la Chaîne Météo, parmi les 10 sites Français les plus gourmands (avec beaucoup d’images très lourdes par exemple).
Plus vertueux : Légifrance, Le bon coin, Logifrance, les pages jaunes, Service-public, Voilà ou la Caisse d’Epargne…

N’oubliez pas l’hébergement, comment sont refroidis les data-centers ? La multiplication des clouds où nous stockons tout et n’importe quoi s’accélère méchamment !

Apprenez les gestes qui sauvent pour devenir un internaute verdâtre mais responsable :
– éteindre les appareils reliés à Internet lorsqu’ils ne sont pas utilisés (la nuit)
– réduire l’usage des clouds
– nettoyer régulièrement sa boîte mail pour éviter de conserver des archives trop importantes
– ne pas regarder la télévision via des sites web
Bonus, vous augmenterez la durée de vie de vos machines.

Sources : notre-planete.info

L’obsolescence programmée
Perverse en diable, puisque ce n’est pas la machine qui se grippe mais la pauvre s’enlise lorsque disparaissent les mises à jours des applications.

Des navigateurs qui ne permettent plus d’obtenir des certificats de sécurité, des fonctions s’évanouissent du jour au lendemain, plus de Bluetooth, plus de moyen de faire des captures d’écran, plus possible d’uploader des photos sur Fb… La seule solution : jeter ! La machine fonctionne encore parfaitement, mais elle ne permet plus de naviguer sur le web ou de visionner vos sites préférés.
L’histoire du Bon Coin est édifiante
Le site ne tourne plus sous Windows XP un système d’exploitation qui date un peu (8 ans), mais il équipe encore plus de 10% du parc français. Or, l’enseigne s’adresse surtout aux bricoleurs et, « saleté de pauvres », aux désargentés plutôt qu’à ceux qui renouvellent leur matériel tous les trois ans. Bizarre, surtout un non-sens marketing ! Renseignement pris, il s’agit d’un problème de code de sécurité (SSL) contraignant à l’usage d’une version de navigateur qui ne tourne pas sur XP. Paradoxalement, les banques semblent moins soucieuses de la sécurité puisque la plupart de leurs systèmes de gestion des comptes en ligne fonctionne encore avec XP.
Pas de jaloux, les chères machines indestructibles d’Apple subissent les mêmes avanies.
Plus d’infos sur https://www.greenit.fr/2016/07/26/lobsolescence-logicielle-accelere/

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# 193 juin 2017



La prochaine installation de Régis Crozat aura lieu au domaine de Saint Vaize (17) dans le cadre du festival de musique « Comme ça vous chante » du 17 au 20 août. En voici un aperçu.

EDITO
Alléchant ce titre d’une news annonçant le début de la fin de l' »ubérisation »
Je reconnais que cette annonce pleine de promesses attira immédiatement mon attention, un peu lassé de constater que les plateformes collaboratives finissent par retomber dans les travers du capitalisme, en enrichissant toujours le contraste : ceux dont l’argent travaille et ceux dont les bras travaillent.
Blabla car, Uber ont augmenté leur commission, imposant à leurs prestataires une baisse de leurs rémunérations, Airbnb procède de la même façon en recommandant des prix de location toujours à la baisse aux loueurs, Booking et La fourchette grignotent les marges des restaurateurs et hôteliers qui vivaient parfaitement sans eux, Accor investi dans le coworking, Google et Facebook trustent les deux tiers de la pub en ligne en France… Peu de fortunes se créent, elles se déplacent.
Mon propos n’est pas de diaboliser les investisseurs, mais de relativiser les discours bien pensant sur l’économie collaborative, le recyclage et le partage en les érigeant comme des dogmes ou une nouvelle religion qui sauverait notre planète. Alors, évidemment lorsque l’on parle d’une alternative qui permet de squeezer les banques, Uber, les plateformes d’évaluations permanentes, je tends l’oreille. Nous allons naturellement vous parler de Blockchain et de Bitcoin. Bonne lecture. R.C.

LA BLOCKCHAIN
Un échange de valeurs entre utilisateurs

Tout comme l’Internet, qui n’appartient toujours à personne, la Blockchain s’appuie sur le partage, la collaboration et la relation directe d’utilisateurs à utilisateurs. C’est tentant un système qui sert à tous, fruit du bien commun !
Traduction : Blockchain = une chaine de blocs contenant tous les historiques (cryptés) d’opérations effectuées et validées par les adhérents de la chaine. A chaque nouvelle action, cette dernière se réfère à l’antériorité en examinant l’historique de l’utilisateur, son acceptation est ainsi authentifiée sans autre caution extérieure. Exemple pour un achat : si je donne 10 le système va vérifier que je dispose réellement de cette somme, il valide également que le produit est bien disponible, l’échange pourra s’effectuer en toute tranquillité pour les deux parties.
L’intérêt premier est que cette interrogation ne passe plus par une plateforme (banque, Uber, Blabla…) qui garantit mon crédit ou mes capacité en me taxant 20 à 30% de commission. Pourquoi ? La validation est effectuée par des indépendants (les mineurs), volontaires (rémunérés en Bitcoins à chaque création de bloc) qui travaillent dans leur coin, ils sont des milliers à stocker chacun une partie des données (donc difficilement attaquables). Pour le cryptage, les informations sont chiffrées par deux clés l’une à l’entrée, l’autre à la sortie, donc pas lisibles par ces opérateurs. Chaque adhérent à la Blockchain possède son identifiant et une clé unique de déchiffrement pour ses données. Un process quasiment inattaquable et économique, puisqu’il court-circuite les opérateurs institutionnels de référence.
Résumé des avantages : désintermédiation, pas d’autorité centrale supérieure – traçabilité totale cryptée – Consensus distribué, répartition des données sur des milliers de postes.
Inconvénients : gourmand en énergie, il faut interroger des milliers de serveurs avant de valider une opération, même si le temps de réponse est assez court. Il faudra tout de même des plateformes pour organiser les chaines, gérer et octroyer les clés. Pour devenir mineur, il est préférable d’être un kador en maths.
La Blockchain sera le modèle des infrastructures des échanges de demain, une révolution bien plus puissante, que l' »ubérisation », qui promet de joyeux dérèglements.

Voici deux vidéos qui vous aideront à mieux comprendre


LE BITCOIN
L’artiche de demain ?

Inventé en 2009 par on ne sait trop qui, un bitcoin valait 1982 € le 30 5 2017, (il était à 700 en décembre 2016 et à 800 en avril 2017).
Cette monnaie virtuelle est utilisée aujourd’hui pour des échanges commerciaux de grande ampleur, prisée à une certaine époque par les trafiquants (toujours à la pointe quand il s’agit de rentabilité). Depuis, le système s’est moralisé et la finance mondiale l’a intégré, la confiance semble s’installer, toutefois les fluctuations du cours peuvent faire peur aux petits joueurs. La croyance est au cœur du système comme pour toute monnaie, ou religion d’ailleurs. Le principe des échanges repose sur celui de la Blockchain (vu précédemment), la désintermédiation fonctionne parfaitement dans la mesure où les opérateurs/utilisateurs acceptent la monnaie. Lors de chaque transaction le système interroge l’antériorité de chacun des protagonistes afin de valider la disponibilité des fonds ; plus de banques, plus d’organismes de contrôle gouvernemental. Avantages : la rapidité avec moins d’intermédiaires, l’économie avec moins d’intermédiaires, la sécurité avec la multiplication des serveurs et la validation permanentes des données.
Certains opérateurs historiques auraient de l’intérêt dans l’amplitude des variations du cours du Bitcoin arguant de ce fait qu’il s’agit d’une affaire de grands ! Que deviendront nos cartes de crédits et les GIE qui les gèrent, les fournisseurs d’accès à l’internet pourraient se frotter les mains ?

 

Les tics de langage

Nous l’avions évoqué dans notre édition (188) de décembre dernier avec les insupportables « Du coup », Le Figaro dans ses colonnes reprend le flambeau avec un petit article qui fait suite à une collection d’autres qui égratignent nos tics de langages. Il y a toujours les « voilà », les « petits » un p’tit verre, un p’tit service…, les « pas de soucis ». Appelons ça comme nous voulons : dénégation de la réalité, parler de tout et n’importe quoi, occuper le terrain lorsqu’on n’a rien à dire, ça pollue nos oreilles.

« «Du coup», c’est le degré zéro de la langue française. En l’utilisant, vous affichez clairement votre volonté de déconstruire ce que l’on vous a appris à l’école depuis votre plus tendre enfance. Pire encore, vous passez pour un malappris. Pourquoi? Parce que «du coup» – qui est étymologiquement la contrefaçon grossière de «par conséquent» – est aussi un indice qui montre que vous ne souhaitez pas faire d’efforts d’argumentation. »
LE BUREAULOGUE – Quentin Périnel

Pour terminer avec le maître : « Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir. »

 

La presse, la pub et le numérique
La presse va mal, ses recettes publicitaires fondent au profit du duo Facebook Google qui capte les 2/3 du marché en ligne.
Hormis Médiapart (100%) payant, les autres supports hésitent entre le gratuit puis payant (tu commences à lire puis la suite devient payante selon le contenu éditorial : le « freemium ») et le gratuit ou payant selon les articles (des articles gratuits et d’autres plus chauds payants « metered paywall »).
Des chiffres, la France fait partie des moins chers avec une offre à 14€ en moyenne/mois compensée par un fort taux de payant (95%). Sources le JDN
Toutefois, ces solutions ne parviennent pas à endiguer le malaise, les internautes consultent de plus en plus d’articles sur des plateformes ou des sur des sites de leaders d’opinion qui relaient les plumes institutionnelles. Interlettre par exemple !

 

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# 192 Mai 2017

L’amour de la terre, de la propriété (privée), de la nature, du grand air… vous êtes plutôt  pneus neufs ou une piscine noire ?

Vous aimez les baklavas ?
Chose promise….


Nous vous l’avions annoncé dans notre dernier numéro, à la manière de Booktube voici une petite promo du livre de Régis Crozat, un peu long mais ça en vaut la peine !

 

DATA MANIA
L’ère de l’éphémère, il vaut mieux s’y faire

Avec le data-driven marketing ce n’est plus le produit qui dicte l’action, mais la donnée client
Imaginons un pipe-line qui déverse en continu des informations fiables et qualifiées à propos de vos clients ou prospects. En permanence vous aurez la capacité de connaitre leurs comportements, non seulement d’achat, mais également leurs mouvements en temps et heure !
Ce « fuel » rafiné  alimentera votre base puis vos médias : emailing, réseaux sociaux, chaine TV, radio… il suffit alors de préparer des offres dans la tendance que vous pourrez envoyer en continu. Il vaudra mieux avoir un catalogue de produits plutôt vaste.
Exemple : Je viens de consulter une offre, de regarder un programme, ou tout simplement de faire une requête par un mot clé sur Goog… paf, dans la minute qui suit je reçois une super offre qui ressemble à ce que j’ai vu ou recherché, voire mieux, un truc dont je ne rêve même pas mais qui peut me séduire, merci la sérendipité. Hop je clique !

Big data vs Smart data

Exit le « big data », la bonne grosse base pleine de critères avec quarante douze millions de bonnes adresses. Vive le « smart data » avec autant de données qui incluent aussi des critères, mais issus de vrais comportements (traçage, temps passé en consultation, avec quels outils et quand… sans oublier la récence !)  Le data-driven devient alors le processus commercial qui permet d’utiliser au mieux ces données fiables et qualifiées, avec en ligne de mire de la vente prédictive. L’anticipation, mais avec des bases fiables en temps réel.
Pour les plus « vieux », cela nous rapproche des bons fichiers de comportement, sans l’immédiateté. Il y a 20 ans une bonne adresse le restait au moins une année, actuellement une donnée est au top durant quelques heures et encore !
Les outils sont là, néanmoins il reste à sécuriser le client lors de son achat sur le web, là ce n’est pas encore gagné. Cette dernière préoccupation ne concerne pas Amazon qui a également intégré en 20 années que le désir du client était roi.
Bon, tout cela est un peu théorique, si vous n’avez pas une petite idée derrière la tête de ce que vous cherchez vous risquez fort de faire de la brasse coulée dans un océan de données !

N’oublions pas qu’avec les ampoules connectées Big Brother connaitra l’heure à laquelle tu t’es couché et dans quel endroit : chambre ou salon ?

 

Retour d’expérience
… depuis la mise en vente, une année déjà !

Les ventes du livre Châteaux oubliés et cités disparues se poursuivent à un train de sénateur : un peu plus d’une centaine d’exemplaires vendus dans le monde.
Bizarrement, pas si bizarrement d’ailleurs, les ventes sont réalisées dans quelques librairies, surtout via Amazon ou d’autres plateformes reconnues, en revanche très peu d’achats en direct via le site ruine.wordpress.com, 10 années d’antériorité (4000 pages vues et 1500 visiteurs/ mois), des frais d’expédition moins élevés que ceux des distributeurs, le paiement sécurisé Paypal, cela ne suffit à rassurer le client.
Simple constat, la question de la confiance avec l’achat sécurisé sur le web demeure pour les petites enseignes ou les nouveaux intervenants.

En mission
Vous aurez peut être des difficultés à joindre Régis Crozat en France entre le 3 et le 18 juin prochain. Il repart en mission en Cilicie afin de pouvoir écrire le tome II de son inventaire des châteaux oubliés et cités disparues. Il entraine avec lui sur les routes de l’Orient trois autres pèlerins en quête d’aventures et d’histoire.
Les outils connectés fonctionneront anissi que le  téléphone, ouf !

Publié dans # 192 05-2017 | Laisser un commentaire

# 191 avril


Un bon poisson est un poisson fumé… (dicton finlandais)

TOUJOURS AU TOP
Virgule et le monde très moderne du web

Comme vous le savez depuis 1991 nous nous sommes toujours intéressés à la modernité afin de proposer à nos clients des solutions de ventes optimisées.
Station PAO dès notre création, coworking en 93,  modem et email dès 96, premier site web pour le Synhorcat (syndicat des restaurateurs & hôteliers) en 1998, Interlettre en 96 la news mensuelle passe au format enews en 2007, rediffusion sur nos blogs et les réseaux sociaux.  Il n’y a pas de raison que cela s’arrête, les solutions digitales sont régulièrement intégrées dans nos recommandations commerciales.
Notre point de vue : le choix raisonné de l’externalisation dans la réalisation technique des outils dématérialisés ; comme nous l’avons toujours pratiqué avec des journalistes, des imprimeurs ou des façonniers, à chacun sa spécialisation. La recherche de fournisseurs fiables et fidélisés fait partie de notre métier.
Notre partenaire FRCKB expert en développement informatique nous permet de proposer à nos clients, outre la réalisation de sites web, des solutions de gestion et de restitution de données, d’édition assistée, de gestion de flux ou de flottes. Notre dernière collaboration en ligne depuis février le site de la forteresse de Chatel-sur-Moselle http://chatel-medieval.com/

 

La France dans le peloton ! D’où viennent les spams ? D’abord des Etats Unis 12 %, plus surprenant le second producteur est le Vietnam avec 10 %, le troisième est l’Inde toujours à 10, ensuite la Chine à 4,7 %. La France premier européen avec 3,4 % se place au huitième rang mondial devant l’Allemagne. Le Vietnam se spécialiserait dans cette discipline ? (source le JdN)

Dans le temps on faisait du vélo-cross…
Le cross-device

Device se traduit par appareil (machine qui permet de se connecter au web)
Cross s’interprète par l’usage simultané de plusieurs entités appartenant à un même domaine
Donc, cross-device exprime le fait de changer d’appareil lorsque vous consultez l’internet ou des contenus en ligne. En résumé lorsque vous passez de votre smartphone à votre tablette ou à votre ordinateur de bureau ou encore à l’ordi de la maison, vous faites tout simplement du cross-device. En terme de marketing, vous imaginez bien que cela ne facilite pas le travail des gars qui font du tracking (suivi du client à la trace) pour la bonne connaissance des parcours d’achat. Comme disent certains, vous mourrez moins bêtes mais vous mourrez quand même !

Le coworking
Cotravail en français, désigne le fait de rassembler dans un même espace de travail des entités professionnelles (physiques ou morales) connexes, adhérant à un réseau qui échange dans une même finalité. Le système prend de l’ampleur avec le développement de la micro entreprise, la dèche financière dans laquelle se trouvent la plupart de ces établissements et la solitude, qui plombe les travailleurs à domicile. L’offre se caractérise, soit par l’entremise de loueurs d’espaces proposant moultes machines à café, distributeurs de bibine et espaces conversationnels, jusqu’au wifi dans les gogs (mauvaises langues), soit sous la forme d’initiatives autonomes qui réunissent des copains. Petit flash back, en 1993 Virgule s’installe avec une joyeuse bande dans un grand appartement rue de Turbigo, le GIE VKDD était né. Un alléchant programme de départ : publicité, design, journalisme et relations presse, bilan mitigé après six années de d’allers et venues de nouveaux membres, d’espaces vides à pourvoir : loyers impayés, tribunal, coups de gueules et de poings, relations adultérines, le tout sur fond de crise post guerre du golfe, nous avons échappé au détournement de clientèle. Nous en rions toujours, avec certains !

Hybridation
Une autre manifestation de wording, à l’heure ou tout est cross, mix, multi canal and co, l’hybride complète le tableau.
La définition de l’hybridation est relativement simple : elle consiste à croiser dans le but d’une création de produits plusieurs univers ou comportements liés à la consommation. Pour les marques il s’agit d’apporter à leurs clients ou consommateurs de nouvelles expériences, dont nous savons qu’ils en sont très friands. Avant il y avait les cocktails, une réunion de produits à fort potentiel de reconnaissance. A présent, nous pourrions imaginer des compotes dans un flacon de type « pouss mouss » sachant que les enfants apprécient ce type de packaging ludique qui leur rappelle le savon. Colgate aurait lancé une brosse à dents maquillage qui blanchit les dents, L’Oréal un stylo retouche pour le vernis à ongles, Ferrero inclut dans un même packaging la pâte à tartiner et les tartines.
Pour toujours plus de plaisirs…

 

Vous étiez plutôt Nesquik ou Banania ?
De la lecture augmentée sur les packagings

Combien d’entre-nous se retrouvent le matin, désœuvrés, hagards, face leur boite de céréales, ou de Nesquik, lisant et relisant les conseils de préparation ou la vague anecdote sur l’origine du cacao ?
Aujourd’hui le smartphone ou la tablette, avec facebook, ont supplanté les bonnes histoires de Banania. Néanmoins, l’être humain, aimant par dessus tout la diversité, se complairait encore à contempler les étiquettes au dos des bouteilles et des boites. Alors des gars et des filles ont inventé des étiquettes augmentées, il suffit de frotter ou de tapoter le packaging avec son smart qui affiche in petto un tas de contenus concernant ce qui se trouve dans le flacon, au programme : textes, musiques, vidéos. La vraie nouveauté : le système de connexion, via une puce placée sur l’étiquette, est testé par Pernod-Ricard (source le JdN)
Plus jamais seul dans la solitude…
Il paraît que la première cause de mortalité dans les pays industrialisés serait due à la solitude. Ouf la France se désindustrialise à fond !


Le salon du livre de Paris vient de se terminer et Booktube prend de l’ampleur
C’est quoi ? Vous adorez lire (beaucoup), vous êtes plutôt jeune parce que vous êtes à l’aise avec la vidéo et les réseaux sociaux, un peu extraverti(e), c’est parti…

Evidemment le phénomène provient des Etats-Unis où les grands lecteurs (souvent des lectrices) n’hésitent pas à raconter face caméra leurs impressions à propos de leur dernière lecture. La suite s’imagine, la vidéo est postée sur un blog via Youtube et la quantité, doublée d’une qualité de commentaires très animés, fait le buzz. Certaines lectrices deviennent des prescriptrices suivies par des centaines de milliers de followers aussi bankable que Bernard Pivot. Il faut aimer… tout étant en rapport avec le public. L’exemple d’une lectrice française plutôt aware https://www.youtube.com/watch?v=-W97NhgX3Bk avec plus de 40 000 followers !
Attendez-vous à voir bientôt quelque chose au sujet d’un certain livre qui parle de châteaux en Turquie…

Publié dans # 191 04-2017 | Laisser un commentaire

# 190 mars

ruine-renaudie-r-crozat

L’Inbound marketing
Un concept dont l’ampleur se confirme : moins de pub et plus de contenus.

Une alternative à l’acquisition payante de nouveaux clients, ou pour générer de la création de trafic. Rappel du principe (déjà évoqué dans nos colonnes) :  la publication d’informations de bonne qualité, relayées par des médias ayant une bonne visibilité auprès de votre clientèle, s’avère payante, les outils disponibles devenant devenant de plus en plus accessibles sur le net.
Le client viendra à vous ! Au cœur de tout cela, la sincérité, l’authenticité, la générosité, les consommateurs abreuvés de communication, capables de séparer le bon grain de l’ivraie resteront toujours désireux et demandeurs d’information. Cette dernière est d’autant mieux lue et authentifiée qu’elle est l’émanation de consommateurs eux mêmes, toute la subtilité est là !
Les solutions :
– recherchez des influenceurs légitimes (blogueurs, médias locaux…)

AccorHotels crée du contenu food avec des influenceurs
AccorHotels voulait mettre en avant une offre de restauration mal connue de sa clientèle. 16 blogueurs se sont affrontés pour remporter un séjour gastronomique dans le lieu de leur choix. Chacun a produit une recette vidéo, soumise au vote du public. Tous ont mobilisé leur communauté sur les plateformes sociales.Résultats : plus de 25 000 votes enregistrés, plus de 330 000 vidéos vues, plus d’un million de consommateurs touchés sur les réseaux sociaux et plus de 32 000 pages vues sur le site dédié. Quel que soit votre business, il existe des influenceurs légitimes pour produire ce contenu qui vous manque.

– offrez des solutions techniques pour des professionnels, pas de demies mesures faites vous aider par un spécialiste et concentrez-vous sur une niche

Crew lance un « side project » pour séduire les designers
La place de marché pour créateurs Web et mobile Crew avait du mal à générer de l’audience Son ambition ? Mettre en ligne, tous les 10 jours, 10 photos de qualité, proposées en creative commons, au sein d’un site. De quoi ravir les designers qui ont bien du mal à mettre la main sur des stocks de photos de qualité gratuitement. Des designers qui sont également une des cibles de la place de marché.

– soyez généreux, offrez un service à quelqu’un qui peut avoir besoin de vous et qui finira forcément par vous aider

Delamaison se met au « déco staging » avec ses Apartment Stores
Le site de vente de meubles et objets de décoration Delamaison voulait ouvrir des points de ventes physiques à Paris, mais la capitale figure parmi les villes les plus chères.
Delamaison via Apartment Stores, son service de relooking, transforme les appartements parisiens en vente en boutiques éphémères Delamaison. Des stylistes Delamaison investissent ainsi les lieux pour redesigner chaque pièce avec des objets en ventes sur le site de la marque. Les visiteurs peuvent eux choisir d’acheter l’appartement, les meubles…

– valorisez le partage et la générosité autour de votre marque, élargissez votre clientèle en apportant des solutions à un réseau constitué

Brossard met fin au marché noir de magnets Savane
Les magnets Savane lancés en 2011 font l’objet de milliers de propositions d’échanges sur des sites comme Ebay, Le Bon Coin, Priceminister…  Pour mettre fin à ce véritable « marché noir », Pschhh a lancé la première plateforme officielle de trocs de magnets.
Le collectionneur peut cibler le magnet recherché directement sur la plateforme mais aussi trier et préciser sa recherche de façon géolocalisée et échanger ainsi avec des personnes vivant dans la même région ou ville.Le nouveau site de Brossard repose ainsi sur le troc et sur une mécanique de jeu évolutive, totalement gratuite.

– occupez le terrain en multipliant les communiqués via tous les réseaux sociaux, offrir des contenus qui pourront aider les lecteurs dans leur domaine de recherche ou de prédilection

Hubspot et la stratégie de la profusion de données
La plateforme ne ménage pas ses efforts pour occuper la place, avec pas moins de deux blogs à son actif et une dizaine d’articles postés chaque jour ! 750 000 followers, une dizaine de tweets par jour.  Sur Facebook, Hubspot compte près d’1,3 million de fans. Une belle prouesse pour une plateforme BtoB. La librairie d’Hubspot fourmille également de contenus et livres blancs. Chaque post publié est bien évidemment accompagné d’un lien vers le livre blanc approprié.

Sources : Le journal du net
En résumé, penser d’abord au service client avant de penser à son porte-monnaie, il vous le rendra bien !
Rédaction de livres blancs, apport de contenus, suivi de réseaux sociaux Virgule vous accompagne.

Cy Twombly à Beaubourg
Avant tout, le bonheur et la joie d’aimer le travail d’un peintre pour la simplicité apparente et la beauté de ses réalisations.

Résumé du type : un homme du sud qui a œuvré dans la seconde moitié du XXe siècle en Italie, influencé par son enfance passée dans le sud de l’Amérique. Un artiste américain adoubé par les Européens, pétri de culture méditerranéenne.
Résumé de la peinture (et des photos) : graffitis, écriture, grand format, art minimal, beaucoup de force, de couleurs bien associées servent des thématiques issues de mythologies du bassin méditerranéen, dont le spectateur peut se passer aisément. Dernière émotion du genre, avec Hockney lors de l’expo (également à Beaubourg en 1999), de ses peintures californiennes et du Grand Canyon.
Exposition : rétrospective Cy Twombly Centre Pompidou Paris jusqu’au 24 avril

Comment ça marche toujours ?
Difficile d’y échapper, à raison d’une à deux fois par semaine.

Exaltation de la société de consommation, caricature de la publicité, négligence d’un public cantonné dans son rôle de consommateur tout juste bon à dépenser au meilleur prix ce qu’il gagne péniblement. Illustration d’un modèle de société, celle du plaisir de la consommation.
Communication allégée en marketing (zéro ciblage, 100% discount), dégraissée en design (zéro rêve, 100% couleurs primaires). La machine continue de tourner pour les maquettistes hors du territoire, les robots photographiques, les imprimeurs, les voitures des distributeurs, et les usines de recyclage du papier. Lassés par ce déversement les « Stop pub » se généralisent sur les boites aux lettres avec l’appui du ministère de l’environnement. Le volume tend à baisser, néanmoins il se distribue encore 30 kg/an par foyer.

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