# 207 décembre 2018

MON BEAU SAPIN (pour une fois !)
Le sapin de la rue du Commerce à Paris se tord de rire en annonçant « Grincheux Noël » à tous les badauds.

Web & Société
Tu serais plutôt… modérateur ou influenceur ?
Il y a ceux qui nous montrent le chemin et ceux qui invitent à réfléchir, comme toujours, il y a ceux qui accélèrent et ceux qui freinent, et les pourris qui bouffent à tous les râteliers tant que la gamelle se remplit. Le KOL (Key Opinion Leader) serait-il le fruit d’un nouveau mix vertueux, un Bayard de l’information pour les consommateurs ?
Du plomb dans l’aile des influenceurs, comment croire des gars ou des filles qui font du placement de produits, et par ailleurs de la recommandation en se targuant d’être impartiaux. Alors le KOL est arrivé, le nouvel influenceur 3.0 avec son fichier de followers /abonnés qui réagissent en permanence et qui le notent, faisant de lui un véritable prédicateur. (le JDN)
Le mouvement des « gilets jaunes », déconnecté de toutes appartenances, s’inspirerait-il inconsciemment de cette nouvelle tendance : à la recherche de nouveaux maîtres.
N’oublions pas que les réseaux ne se créent pas, ils existent déjà, pour se les attacher il suffit de leur apporter des solutions séduisantes.



PEUR SUR LA VILLE
La Poste… prend soin de nous
1 – Avis à tous ceux qui vendent du vin par correspondance, il y a obligation de mentionner sur les enveloppes de vos mailings « L’abus d’alcool…..  » sinon amende. Et paf ! Au cas où ils viendrait l’idée aux mineurs d’ouvrir un courrier publicitaire destiné à leurs parents et de passer une commande.
2 – Attention la grosse boite aux lettres jaune pourrait vous mordre ou bien La Poste souhaitait décorer ses boîtes pour les fêtes avec des autocollants « Risque de blessure » ?
On constate une recrudescence d’enfants et de vieillards qui se sont faits dévorer les doigts en postant leurs lettres au père noël. Quelle horreur !


Haute finance
Innover à tout prix, occuper le terrain, il en restera toujours quelque chose
Amélie Poulain va pouvoir gérer son portefeuille et ses histoires sentimentales concomitamment dans sa cabine Photomaton.
Le mélange des genres reste à la mode : Cross, trans, hybrid, bi, flexi, multi …
Photomaton et la néo-banque Anytime s’associent pour nous simplifier la vie. (le JDN)
L’histoire est simple, l’un détient un certain nombre d’espaces qui tombent doucement en désuétude et les autres ont besoin de visibilité pour étendre leurs services auprès d’un large public. De là à transformer une cabine photo en un micro guichet bancaire il n’y avait qu’un pas, qui semble se franchir. Nous devrions bientôt pouvoir ouvrir un compte en ligne dans une guitoune photo.
Que pourraient devenir les sanisettes Decaux ?


La liberté d’expression menacée
La loi sur la sanction des « Fake news » est adoptée
Une définition : les « fausses informations » sont « des allégations ou imputations inexactes ou trompeuses d’un fait de nature à altérer la sincérité du scrutin ».
Au delà du scrutin, il n’y a qu’un pas pour que s’applique une censure sur les média ou tout autre mode de communication. Qui va contrôler, une nouvelle agence gouvernementale de la « modération » ou bien diligenter les gendarmes, la justice, informés par des dénonciations ?
Quand modération rime avec liberté, ça peut craindre velu.
En tout cas retenez ce conseil qui vaut dans toutes les bonnes dictatures : Qui cause s’expose !

Alimentaire & mobilité
Prêts à tout et bons à rien
Fatigante cette époque qui réinvente tout, simplement pour faire marcher le commerce
Le flexitarien est un omnivore comme les autres ?
« Le flexitarisme se développe d’abord auprès d’une communauté de consommateurs qui sait faire preuve d’ »empathie écologique ». Ces consommateurs qui cherchent à réduire leur consommation de viande…) »
In fine, le flexitarien reste un végétarien qui mange de la viande….

Scoop mobility : Suvora invente la moto à 4 roues ou la voiture sans toit (ceci est un fake)


Interlettre soutient le bitcoin
Régulièrement depuis deux années nous vous communiquons la valeur de la monnaie cryptée, ce mois-ci, enfin ce jour, le 26 novembre le bitcoin était à 3433 €, le 13 il flirtait encore avec les 5400. L’année dernière il s’était enflammé plus de 17000. Pourquoi ? Les monnaies virtuelles se diversifient et les états entre dans le jeu avec une volonté de régulation. La spéculation risque de cesser.

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Publié dans # 207 12-2018 | Laisser un commentaire

# 206 novembre 2018

tursac

Quand c’est laid c’est laid partout, et quand c’est beau…
Aux pieds de l’un coule péniblement la Vézère, en face des falaises abritaient les Moustériens et « nos ancêtres les Gaulois ». Aux pieds de l’autre passe une nationale, en face Intermarché accueille les Montignacois et les visiteurs de Lascaux 2 ou 4. Aux pauvres la symbolique aux riches la réalité. Une belle démonstration d’architecture pour le peuple, du brutalisme et de la rupture, aux accents méridionaux, la colonne dorique étant la figure tutélaire du Perigord c’est bien connu !


Moins de 10 kilomètres espacent ces deux constructions, des références aux signifiants bien trempés.


Tout est relatif
L’ancien monde et le nouveau monde

Il existera toujours un monde d’avant, chaque époque se construit sur les ruines fumantes de la précédente, en prenant soin de les entretenir.
Comme l’a dit notre « ami Finkel* » ne serions nous pas les « vieux » de nos aînés, car nos agissements sont la conséquence de l’existence et du savoir de dizaines de générations avant nous. Notre connaissance s’enrichit, mais nous devenons toujours plus vieux du lourd fardeau des actions humaines passées. L’avènement du jeunisme, qui n’est qu’une mode activée par l’économie digitale, semble accélérer le processus, pourtant nous resterons toujours l’ancien du nouveau qui arrive. Certaines civilisations orientales ont prôné pendant des siècles le culte des ancêtres aujourd’hui elles dominent le monde. A présent l’Europe est devenue l’archétype de l’ancien monde. Au XIXe les anciens et les modernes se cassaient la gueule dans les théâtres. Christophe Colomb avait bien baptisé sa découverte « le nouveau monde », l’est-il encore aujourd’hui ?
Finalement peu de renouvellement à l’horizon !
*Alain Finkielkraut


Patrimoines et politiques mémorielles

Un séminaire organisé par l’INALCO* auquel Régis Crozat prend part. Il animera le 29 novembre prochain une conférence qui aborde  » un usage quotidien du patrimoine en Cilicie ». A cette occasion il présentera une partie de son inventaire photographique documenté des ruines dans le sud-est de la Turquie. Cette province offre l’une des plus fortes concentrations de vestiges d’édifices et de villes, allant de 300 avant JC jusqu’au XIVe siècle. Laissés à l’abandon ou à l’usage des populations ils subissent une méchante mutation agro économique qui remodèle leurs paysages. L’inventaire dressé est également un témoignage dont une partie est restituée dans l’ouvrage « Châteaux oubliés et cités disparues en orient » publié en 2016, le second tome est en cours d’écriture.
* Institut national des langues et civilisations orientales – Membre de Sorbonne Paris Cité


« Ils l’ont fait… »
Les mots pour le dire
Nous l’avions évoqué dans l’une de nos publications, le monde de l’épicerie risque de bouger dans les années à venir, pour l’instant nous n’en sommes qu’à des expérimentations, qui s’accompagnent déjà d’un vocabulaire ad’hoc.
Lisez :
– « Une boutique « phygitale » ouverte à titre « expérentiel », il s’agit d’un petit concept store urbain ouvert 7/7 et 24/24 sans caissier qui s’inscrit dans la digitatalisation et l’omnicanalité » – Ca flaire le drive piéton à plein nez avec le malabar à la sortie.
Morale : « Le « 4 Casino » a pour mission relative de contrer Amazon », « contrer » n’est pas innover, c’est déjà mort les gars… quand vous proposez quelque chose à vos clients c’est pour leur apporter des solutions smart et non pour faire la nique au voisin a fortiori plus gros que toi ! Règle de base du marketing de l’ancien monde.
emarketing.fr

Innovons
Après les USA la France fait figure de précurseur et de référence dans le développement des hypermarchés. Un modèle que nos principaux acteurs dans ce domaine parviennent à exporter avec brio parce qu’ils ont su innover en offrant des solutions agréables aux populations (le concept reste discutable, mais il convient à une grande partie des Français encore aujourd’hui). Intelligente et rusée la grande distribution s’adapte aux contraintes, notamment à la préservation de la planète et des ressources énergétiques, elle le fait savoir avec emphase.
Exemple : Auchan « sécurise » des centaines d’hectares à proximité de ses magasins afin de créer des exploitations qui produiront des biens de consommation vendus in situ. Un peu de wording et de green washing : « des fermes urbaines pour une démarche éco-responsable », pour l’instant une cinquantaine de sites sont concernés pour favoriser cette agriculture urbaine ; et puis si ça ne marche pas il sera toujours aisé de revendre cela en terrain à bâtir pour de futurs consommateurs. Hein !
emarketing.fr

Amazon va mieux
Souvenez-vous, il y a deux ans ont parlait du déficit abyssal d’Amazon, à présent le rouleau compresseur est bien en route. Il est annoncé un bénéfice de 2,9 Mds au 3e trimestre, les revenus de la pub ont augmenté de 122% durant ce trimestre mais ils restent très loin derrière Facebook ou de Google qui se rengorge d’un CA trimestriel de 33 Mds. Ca paye toujours la pub !
le JDN

 

Palais de Tokyo
Une exposition sensationnelle

Au sens propre car c’est un régal, une promenade amusante, émouvante, distrayante, instructive et ludique, de la lumière à l’obscurité en jouant avec les ombres, y passer puis y repasser, trois heures de bonheur en oubliant l’extérieur.
J’ai d’ailleurs oublié qu’il parlait encore d’écologie pour justifier ses actes, était-ce vraiment nécessaire ?
Merci monsieur Tomás Saraceno
jusqu’au 6 janvier
https://www.palaisdetokyo.com/fr/evenement/air

Déco à l’hôtel Brach
De solides arguments
Tout est mix, cross, transgenre, et surtout prêt à tout pour schoper le client.
La preuve, un hôtel à la déco hétérogène, dans un immeuble au look seventies au cœur du XVIe arrondissement. Le luxe, ambiance boiseries en palissandre, couleurs ambres, matériaux nobles et chaleureux, vue sur la tour Eiffel depuis la terrasse, justement l’endroit où tout s’inverse… Terminé, les bois précieux, les cuirs coloniaux ou la peau de zèbre, ici la nature à le dessus. Attention, c’est pas de la gnognote, il y a là haut un potager un vrai… enfin pour les parigots ou les touristes juste un peu riches. Bien ordonnées dans des grandes jardinières poussent des herbes aromatiques, des tomates, des cucurbitacées, certains parlent d’un poulailler. Le chant du coq risque d’en énerver plus d’un. Andrée Putman n’étant plus là, évidemment Starck est dans le coup, tu penses…

Publié dans # 206 11-2018 | Laisser un commentaire

# 205 octobre 2018

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C’est toujours la fête
Notre porte monnaie est-il extensible ?

Depuis que la consommation est devenue un mode vie et une fin en soi, des événements doivent l’entretenir et la célébrer.
De quoi nous réjouir, voici le calendrier de vos rendez-vous festifs, youpi !
Black fiday, cyber monday, french days de printemps et de rentrée, soldes d’été et d’hiver, les TBM, les 3J, les 6 jours du BHV, la St Valentin, la fête des mères, des pères, des grand-mères, noël, les foires aux vins, plus marginales et de mauvais goût : journée de la femme (8 mars), journée du chat (8 aout), du chien (26 août), l’élection de miss France…
Les fêtes commerciales se multiplient.
Il faut redonner du pouvoir d’achat aux Français…
Prochain rendez-vous international : le Black Friday le 23 novembre, en espérant que le ciel ne nous tombera pas sur la tête.



Récup

C’est toujours mieux à côté de la piscine
Une palette et des roulettes
Un coup de ponceuse, deux couches de vernis, et hop nous voici avec un plateau mobile, sur lequel tu te vautres, tu bois du thé ou de l’apéritif à deux ou à trois.


Dans la série :
« On se sait pas mais on y va… »

Nous y sommes, depuis 2017, les montants investis en publicité digitale ont globalement dépassé ceux de la TV, quant à la presse…
Les budgets sont colossaux, 200 Mds/an investis au petit bonheur la chance, enfin presque ! Les directeurs et les gars du marketing commencent à s’interroger sur la pertinence de leurs investissements publicitaires. Nous savions tous qu’il fallait toucher 100 personnes pour gagner un nouveau client, le principe était ancré dans la normalité pour les commerçants. Ce client vous permettait de récupérer votre mise et de gagner plus. Avec la nébuleuse du net et ses effets d’annonces (fake news dont Amazon et Tesla, entre autres, abusent un peu) 47% des sommes investies seraient inefficaces, c’est à dire qu’avec seulement 110 Mds dépensés les résultats seraient semblables. Tous les canaux* se valent et doivent s’adapter à votre stratégie, l’ennui c’est leur multiplication permanente, l’opacité des résultats et la difficulté de les analyser. Sans oublier l’accès pour tous aux outils de publicité sans intermédiaire (du consommateur au support (Google, Amazon ou Facebook…).
Chaque année, la presse qui s’appauvrit se rengorge de nous annoncer les fortunes perso des gars qui les noient, les dirigeants des GAFA (NDLR : à leur place je me goinfrerais tout autant), et ça ne les gêne pas !
Lisez « Résonance » d’Hartmut Rosa
Sources le JDN : Publicité en ligne, le grand gaspillage
* Search (annonces par mots clés) – Shopping et Comparateurs (annonces produit) – Social Ads (les réseaux sociaux) – Display, retargeting et affiliation (Tracking et cookies) – Emailing


Monnaies virtuelles
Le lancement officiel du Petro nous offre l’occasion d’un point sur les crypto-monnaies.
Le Bitcoin est à 5600, lors de notre dernier article en mars il était à 9400 €, depuis plusieurs mois il semble se stabiliser entre 5 et 6000, il y a un an il flirtait avec les 10000.
L’Ethereum est à 199€ mais avec 10 fois plus de liquidité.
Le GRAM, évoqué en mars pour son intro tonitruante n’est apparemment déjà plus côté.
Aujourd’hui, c’est le Petro lancé par l’état vénézuélien, indexé sur le cours du baril soit actuellement 60 €, à suivre.

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# 204 septembre 2018

Bonne rentrée – Une de plus ou de moins, c’est selon…
Google à 20 ans et Virgule 27, les gars de Stanford ont au moins réussi à gagner plus de tune que les types de l’université de Strasbourg, mais il n’ont certainement pas connu le chou rouge cuit du restau-U du Gallia… L’un des trucs les plus infâmes que j’ai pu manger, pourtant j’ai fréquenté les restaurants russes de l’ère Brejnev et les gargotes ouzbèks !

Une traversée de la France est toujours édifiante, en évitant soigneusement les autoroutes – De l’ouest vers l’est et retour


Vers Aubusson

Les hauts plateaux du Limousin entre lacs et forêts, sombres et verts quoi qu’il advienne. Les grosses maisons regorgent encore de cris d’enfants et du babil de leurs parents qui passent leurs journées à préparer des apéros (le midi plutôt sec avec Tuc ou Crackers, le soir avec au moins deux rasades puis pléthore d’amuse-bouches gras et salés). Une semaine plus tard elles s’endormiront à nouveau pour de longs mois en attendant le retour.

A Firminy La poésie et le génie
Avec Picasso nous avions aussi Le Corbu, c’était l’époque où la France brillait. Les voitures rutilantes s’éclataient contre les arbres plutôt que de se traîner comme des larves brillantes sous les flashs de radars hypocrites.
A Firminy l’architecte génial, un peu démiurge, adoubé par un politique visionnaire hygiéniste (Eugène Claudius Petit) avait imaginé en 1956 des structures sociales pour le peuple. La disparition de l’un et l’éviction de l’autre ont gelé les projets, l’église a été terminée en 2006, pour qui ? La population pluriethnique de Firminy n’est pas tout à fait celle de Barcelone. La simplicité baroque de l’église Saint-Pierre n’a d’égale que la bavarde empoulée Sagrada Familia toujours en voie d’achèvement. Allez-y voir.

 
https://sitelecorbusier.com/


Vienne à l’ombre de Lyon
Le fleuve domine la ville qui grimpe sur les coteaux, ancienne capitale romaine, le passé médiéval ressurgit dans des cours d’immeubles défraichis et dans des rues piétonnes délaissées aux boutiques abandonnées. Le sud est déjà là avec le charme suranné de la nationale 7, une porte vers les Alpes.
Ici le couloir rhodanien est à peine assez large pour y laisser passer une autoroute à 6 voies, autant pour les deux routes sur berges, deux lignes ferroviaires et au milieu 200 mètres de fleuve, tout cela dans un incessant brouhaha qui s’oublie dans les rues étroites et ombragées ou sur les côtes du Condrieu.

Le derrière de Briançon
Alors que les hordes invasives déambulent dans la rue de la goulotte, à l’ombre du rocher qui porte la cité fortifiée un canyon garde les courants d’air et la fraicheur. Francs abysses, franchis depuis 1737 par un pont hardi qui relie la ville à d’autres fortifications. Tout est là pour impressionner l’adversaire qui d’ailleurs s’y est à peine frotté. Le pic d’un tailleur résonnait dans le sombre défilé, tout seul, le type piquetait le mur de l’abri des gardiens du formidable ouvrage d’art. Le pont d’Asfeld.


Dans la vallée d’Orcières
Un hameau abandonné et une montagne qui s’effondre

 
Les hautes vallées du Champsaur sont de moins en moins calmes, belles et fraiches elles attirent de plus en plus de connaisseurs, simple constat de l’agrandissement des parkings et de la multiplication du nombre des chambres d’hôtes. Pas de marché, pas de concurrence dit l’adage ! Il semble se vérifier surtout en été, ensuite quand la bise fut venue… l’esprit Thénardier pourrait démanger certains hôtes.
Le hameau de Méolion abandonné au début du XXe siècle était défendu naturellement comme un nid d’aigle, cette fâcheuse disposition dans notre époque apaisée causa sa perte.
Plus loin, au bout de la vallée de Champoléon, le 25 juillet dernier un pan de montagne s’est émietté au fond de la vallée. Frissons garantis en contemplant le mur de gravas de plus de 10 mètres qui obstrue tout à présent, jusqu’à détourner le Drac de son lit. Le torrent a retrouvé son berceau grâce à de puissants engins, mais des chemins et tout un microcosme naturel ont disparu à tout jamais. Ainsi se déforment les vallées.


A Bourganeuf
Entre Clermont et Limoges, la route égrène des bourgs au passé riant, le moindre panneau indicateur d’un village s’accompagne du label brun des monuments historiques, une église, une halle, un château… Tout est bon pour happer des voyageurs anesthésiés par le ronron de leur charrette à chrétiens qui se lamente à 70 km/h.
Chance pour le patelin qui n’a pas été contourné, mais qui ne peut échapper à la main de l’urbaniste, roi du rond point, maitre du ralentisseur, du feu à pédale et créateur des bacs à graminées, de recevoir l’obole des caravaniers. Hélas, le magasin de meuble et la bonneterie ont disparu entrainant dans leur sillage un boucher, un photographe, même une agence immobilière et bientôt les banques. En attendant, les devantures vintage s’alignent, bientôt elles deviendront des éléments remarquables de notre patrimoine classé.
« Bourganeuf son centre historique médiéval et ses boutiques seventies ! »
   


La RochefoucauldLe temps des verrues
Le petit pavillon au centre, juste aux pieds du rempart du château date certainement de la belle époque, celle où l’on ne dictait pas encore la taille d’une fenêtre ou l’inclinaison d’un toit à moins de 10 kilomètres d’un site inscrit à l’inventaire. Ou bien s’agit-il de la demeure de l’ami d’un élu ? Remarquez l’effort consenti au patrimoine, le parement de fausses pierres ainsi que les fenêtres à petits carreaux, la porte du garage et le balcon sont à l’avenant. Avant, c’était la liberté ou c’était forcément mieux !

Publié dans # 204 09-2018 | Laisser un commentaire

#203 Eté 2018


VVF (Vacances Vegan Fournaise) – Le bivouac au flanc de la falaise avec les chèvres et les mouches

En attendant l’automne
Nous vous souhaitons un bon été, chaud mais pas trop, actif mais trop, avec du repos mais pas trop, profitez-en pour faire d’autres choses, amusez-vous, soyez curieux, profitez bien de vos vacances.

La vérité sur les voitures autonomes

2020 ou plutôt dans 20 ans* ?
Effets d’annonce, occupons la place, enflons, enflons, les consommateurs ont la mémoire courte et les promesses n’engagent que ceux qui y croient. La vie est belle pour les bateleurs et les médias qui souvent relaient n’importent quoi en se contentant de recopier des communiqués de presse. Ne rêvons pas nous ne sommes pas près de lâcher le volant, d’ailleurs la maréchaussée veille au grain. Si elle pouvait nous menotter au manche elle le ferait volontiers, (pas le droit de boire, de manger, de fumer, pas d’oreillettes… et pas le droit de s’endormir).
*Selon les gars de VW

 

Quand les voitures rouleront toutes seules à 80 !

Mauvais trip
J’ai rêvé de ma Suvora autonome qui, avant de rejoindre une casse pour y être retraitée, après 10 années de loyaux services à 80, faisait un détour par un Ephad… en me larguant au passage.
« Soudain les portes s’étaient verrouillées, l’auto filait dans une zone que je ne reconnaissais pas. Pourtant ce matin tout allait bien, je devais toucher mon nouveau véhicule, un modèle Suvora H sans pédale. Content, avec l’autonomie totale je pourrais me promener en voiture qu’à 90 ans. J’avais choisi sur Amazon le modèle Rouge Apple avec la connexion blindée. L’option coûtait 3 bitcoins et me garantissait que personne ne pourrait prendre le contrôle de mon os.
Cruelle matinée, les pneus usés de ma vieille guimbarde avaient crissé sur le gravier de la cour de l’Ephad, deux gars en blanc étaient sortis en poussant une chaise roulante. Gloups ! Fait comme un rat, les types ont déverrouillé la porte. Pas le temps de dire bonjour, j’étais menotté à ma nouvelle charrette.
Sur le gravier les pneus usés ont de nouveau crissé, sans fumer elle est repartie à 30 à l’heure. J’imagine que cette s…. a dû rouler à 150 sur la départementale, afin de me faire sauter définitivement tous les points de mon permis. »
Epilogue : Pour l’instant les voitures ont encore, et pour longtemps, un manche et des pédales. Le pire est que d’autres gars plus sérieux ont déjà imaginé ce type de prestation.


Marketing pour les nuls

De l’infidélité érigée en dogme commercial

On nous a toujours enseigné qu’il valait mieux garder un client pour s’enrichir. Cest vrai, encore faut-il du discernement, hélas pas mal de marketeurs en manque, nous le constatons chaque jour. Dans leur élan de rapacité aveugle les types prennent tous les risques en voulant gagner toujours plus mais sans vendre plus. Comment ? En augmentant la marge, facile, avec des clients captifs prélevés régulièrement, discrétos les tarifs grimpent de 5 à 10%. Quoi de plus normal pour les médiocres, leur règle : « assommer les bons vieux clients » à peu près satisfaits d’un service moyen (c’est pas pire qu’ailleurs !).
A votre avis pourquoi Google reste t-il N°1 ? C’est très simple en n’augmentant pas ses tarifs il demeure compétitif et ne permet pas à d’autres de se faire une niche. Google gagne beaucoup d’argent parce qu’il amasse des clients sans les essorer. C’est basique, mais nos assureurs, nos banques, ou nos fournisseurs d’accès à internet, et d’autres soit disant moins intelligents, ne semblent pas le comprendre, ils préfèrent refiler des fortunes à Google pour leur pub afin de récupérer de nouveaux clients perdus.


Dommage
Bof, au palais de Tokyo

Nous relayons régulièrement l’actualité de l’une des scènes de l’art contemporain parisien que nous affectionnons. Pour cet été l’enfance est à l’honneur. Pas terrible ce monde vus par les artistes, même pas joyeux, pas beau, pas drôle, presque ennuyeux. Avec des installations quelconques, sans saveur, des vidéos floues et glauques. Les organisateurs semblaient à la peine pour remplir le vaste espace, et nous en donner pour notre argent. Même la grande installation de Laure Prouvost qui tire son épingle de ce galimatias finit par lasser. Pour l’émotion et le malaise, c’est assez réussi dans la salle des clowns, d’ailleurs personne n’y flane…
Palais de Tokyo jusqu’au 9 septembre – Paris seize


Quelques chiffres de la consommation en ligne (source Fevad)

– Croissance des ventes sur l’Internet +14% /2017
– 37,5 millions de Français achètent en ligne
– 182 000 sites marchands dont 9 000 absorbent 87% du marché
– 7 sur 10 sont rentables soit 6 300 sur les 182 000 donc 175 700 sont out, beaucoup de déchets !
– Le nombre moyen d’achat par an est de 33 pour un panier de 65€
– L’habillement est en tête suivi par le tourisme et la culture

Publié dans #203 07-2018 | Laisser un commentaire

# 202 juin 2018

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Juste quelques loukoums, une paire de sacoches pour la mobylette, trois ou quatre Pop Kek, des boîtes de thé noir, des figues et des écorces d’oranges confites qui dégoulinent dans le sac, rien d’autre à déclarer ?
Enfin si, près de 2000 photos pour la trentaine de nouveaux sites que nous avons visités : parfois perchés à plus de 2000 mètres ou bien encerclés par un marché aux bestiaux dont l’odeur ferait pâlir un troupeau de moutons, accompagnés par les gendarmes sous un orage en montagne, plombés par le soleil quand les serpents filent entre tes pattes, sur une colline qui n’est qu’un gruyère de citernes et de silos, en longeant des précipices trop profonds pour le néant, bus plus de 10 thés par jour pour remercier ceux qui nous accompagnent et nous les offrent, roulé 200 km cinq heures de pistes pour une ruine inconnue qui le restera, de l’extase devant un soubassement avec un bloc taillé même renversé « la preuve », parfois seuls devant des hectares de ruines au soleil couchant, un mur est tombé depuis mon premier passage, « trop tard pour monter jusqu’en haut il ferait nuit », ailleurs un jaloux n’hésite pas : « il y a des loups et des terroristes dans les montagnes », d’autres soulèvent le moindre arbuste pour nous montrer un vestige ou inventent des tunnels, pour quelques uns je serai leur dernier témoin, là posé sur une butte au milieu d’un champ j’en devine au moins cinq autres, « m… pourquoi cette p… de route s’arrête », j’ai serré des mains noueuses, calleuses, fermes, écouté, fais répéter, insisté, expliqué.
Qu’est-ce que ces deux là de Paris viennent voir par ici, des ruines dont tout le monde se fiche. Perdre son temps, dépenser ainsi son argent. Ils ne comprennent pas mais ils offrent à manger ou le çay, alors le temps passe différemment avec une nouvelle histoire à raconter.
L’inconcevable est de s’intéresser à ce qui n’a aucune valeur reconnue

Kiz-BNP


Le retour de la sacoche
Le vélo étant redevenu à la mode et presque une obligation dans certaines villes, il est temps de penser aux accessoires.
La sacoche devrait s’imposer dans les prochaines années, pratique pour y ranger ses commissions en revenant du marché, y loger une poule ou un canard, ses affaires de sports ou son ordi pour aller travailler. Malletiers et bourreliers de renom (Vuitton, Hermès, Lancel ou encore Prada…) ne tarderont pas à nous sortir des modèles d’exception, étanches, dorés, avec catadioptres ou tout simplement connectés, (histoire de ne pas se les faire barboter). En attendant nous avons déjà opté pour un modèle en poil de chameau.


Grosses cultures
Certains protègent la nature en cultivant hors sol, d’autres la travaillent au corps pour mieux l’exploiter.
Nos ancêtres les gallo-romains doivent se retourner dans leurs sarcophages s’ils voyaient le renouveau de la culture en terrasse. Les murets de pierres de l’horizon lessivé s’effacent doucement devant les amoncellements de blocs cyclopéens poussés par des bulldozers monstrueux. Les enrochements de plusieurs mètres bordent des terrasses où poussent des haricots à rames, des tomates, des concombres. Ainsi de la montagne à la mer des terrasses s’étagent, enfin jusqu’aux pieds des buildings.


Décomplexés
Elections présidentielles et législatives en Turquie vues dans le centre sud-est
Le pays a l’allure d’une grande foire, les villes et les routes se parent de banderoles multicolores, d’affiches géantes, de voiles démesurées. Le moindre poteau, tablier de pont, arbre, devient le support d’une affiche ou d’un filin qui relie l’axe suivant pour une gigantesque farandole de fanions qui serpente dans les avenues. Pas de pudeur chacun affiche son parti sur sa voiture, du pare-soleil aux décalcomanies de vitres ou de capot. Enfin la fête ne serait pas totale sans la musique, des camionnettes bariolées, grimées intégralement aux couleurs et avec force portrait des leaders, sillonnent villes et obscurs patelins de montagne bardées de haut parleurs. Ca braille beaucoup, sans couvrir toutefois le bruit des klaxons.
Conclusion, vu de l’intérieur par un œil extérieur
Les trois principaux clans semblent avoir beaucoup d’argent pour mettre en place de tels moyens, dans un pays où la monnaie perd 30% de sa valeur chaque année de puis 3 ans. Un peu d’écologie, après le 24 juin qui va nettoyer toute cette débauche de toile, bâche, papier, plastique, accrochés jusque sur les flancs des montagnes ?

Publié dans # 202 06-2018 | Laisser un commentaire

# 201 mai 2018

Ouvert


Fermé
Déjà en 2005, grilles, murs, ou portes closes… engagent à la transgression

Onafaitça et puisça
Cet hiver : Marketing & design, ça paye

+ 20 %, le chiffre d’affaires de la Crêperie de Milly a bondi ces trois derniers mois. Depuis février, nouveau cadre et nouvelle carte menée par une nouvelle cheffe en cuisine, l’établissement comble ses clients nouveaux et fidèles. Il suffit de consulter les appréciations sur Google et Tripadvisor. La leçon est intéressante, le client est sensible au contenu de son assiette et à son environnement. Rien de neuf mais il est toujours bon de s’en souvenir.


Ce printemps : Marketing global

Nous intervenons actuellement pour des producteurs bio, maraîchers installés dans la plaine des Mureaux.
Au programme, design et merchandising pour une nouvelle boutique dans un bâtiment à ossature bois. Conception de l’identité visuelle déclinée sur toute la signalétique et les packagings, mise en place d’outils pour générer de la création de trafic sur le nouveau lieu de vente attenant à l’exploitation (éloignée des flux de circulation), outils dématérialisés (site web, enewsletter, Facebook). La boutique, plus vaste, s’ouvre à d’autres producteurs, ainsi qu’à une gamme de produits bio sélectionnés.
Ferme de la Haye (fruits et légumes) plaine des Mureaux (78)
Aménagement de l’espace de vente avec la création d’une surface de stockage. 1ère étape Segmentation, habillage des parois, création d’un faux plafond, pour une configuration plus conviviale
     


Exposition à Paris / A la fondation Cartier
Faire le bien de l’humanité en architecture est-il compatible avec la liberté ?

A la lumière de cette belle exposition de maquettes, calme et douce, où règne le blanc, les verts pastels et la minéralité, nous pourrions craindre dans le futur pour notre intégrité intellectuelle. En effet, que penser devant des projets de crèches, d’écoles ou d’universités, qui concentrent en seul lieu, sous une même entité architecturale, toutes les activités humaines en ratissant toutes les formes de créations possibles. L’architecte en parait conscient, mais est-il réellement maître du jeu lorsqu’il crée ces doux univers concentrationnaires. Je repense à l’Ile d’Yeu qui ressemble tellement à celle du « Prisonnier » avec ses petites maisons blanches toutes identiques et ses Méharis, beau mais finalement tellement ennuyeux.
Junya Ishigami – Freeing Architecture


L’affaire du RGPD

Interlettre serait-il menacé ?

Le RGPD (règlement général sur la protection des données) entre en vigueur à partir du 25 mai, son objectif est de « redonner aux citoyens le contrôle de leurs données personnelles, tout en simplifiant l’environnement réglementaire des entreprises »
Depuis le temps que nous en parlions ça-y est les gendarmes de la CNIL vont pouvoir intervenir, la « fin de la récré » comme disent certains. Attendons de voir, les GAFA eux n’ont pas attendu en révisant leur conditions générales, vous avez certainement déjà reçu des avertissements de mise à jour des conditions générales de la plupart des multinationales du web. Vous avez cliqué sur le bouton le plus gros et le plus sympa : « accepter ». Normal, sinon ils vous viraient, où alors vous payez, un service ça se paie.

Episode 2
Vivement le 25 mai ! Fini les spams et le retargeting lourdingue ?

Les faits / la règle
1 – On doit vous dire très clairement pourquoi est-ce qu’on collecte vos données, pour quelle finalité. 2 – On doit vous dire qui va être destinataire de ces données et qui y aura accès. 3 – Vous devez aussi savoir combien de temps vos données seront conservées. 4 -Enfin, on doit vous dire quels sont les droits que vous avez par rapport à ces données »
Par exemple :
1 – Un abonnement à une newsletter, une diffusion à d’autres supports qui vous enverrons des offres commerciales…
2 – De l’utilité, voire l’obligation, d’un DPO (Data Protection Officer) qui se doit d’être un salarié impartial, ou de l’utilisation de logiciels dédiés et validés pour la collecte des données
3 – Selon l’usage, aux termes de 3 à 5 ans un contact inactif devra être ôté de la base
4 – Vous aurez un droit d’accès à vos données personnelles aisément, vous pourrez les changer d’un compte (banque, réseaux sociaux…) à un autre sans obstruction

Episode 3
4% du CA jusqu’à 20 millions l’amende si votre société ne respecte pas les règles du RGPD… on tremble !

Vos avantages
Les données personnelles* des européens devraient être un peu mieux protégées. Cela vaut pour tous ceux du monde entier qui manipuleraient ces adresses, à voir comment les brigades de la CNIL vont cavaler derrière des gars embusqués dans le Sahara occidental, en Sibérie ou dans le désert du Neguev…
Certains organismes vertueux, et opportunistes, pourront se prévaloir d’une démarche RGPD auprès de leurs clients, on voit déjà, se pointer les … militants, les écoceci, et les cocela.
Pas d’informations pour la dénonciation des malveillants ?
Quel sera le recours en cas de spam ?
Le dépôt de plainte, assez laborieux aujourd’hui, sera-t-il simplifié et plus efficace rapidement ?

* Données personnelles, à retenir
Cela veut dire : « toute donnée relative à une personne physique identifiée ou pouvant être identifiée directement ou indirectement grâce à cette donnée. L’adresse email, l’activité professionnelle, l’âge, le sexe d’une personne physique sont donc des données personnelles »

Parmi tous les sites consultés voici le plus clair à notre avis : https://fr.sendinblue.com/blog/rgpd-consequences-emailing/

Episode 4
Opt in et out ?
Fini le choix négatif, pas vu pas pris, le public doit cocher volontairement une case en acceptant les conditions générales.

– Opt-out : pratique proscrite consistant à inscrire d’office en attendant que l’utilisateur se désinscrive.
– Opt-in passif : pratique proscrite consistant à obtenir le consentement de manière détournée, en pré-cochant la case correspondant au souhait de recevoir des emails.
– Opt-in : la seule et unique valable qui consiste à laisser l’internaute exprimer librement son consentement par une action positive, en cochant lui-même la case correspondant au souhait de recevoir des informations.

Des nouveaux jobs en perspective
– Informaticien : DPO (Data Protection Officer)
– Délateur rémunéré
– Gestionnaire de « class action »
– Gendarme à la CNIL
– Gestionnaire de patrimoine de données
– Bien entendu si vous effectuez une requête RGPD sur le net, vous allez voir apparaître en tête de liste tous les marchands du temple, cabinets conseil en RGPD (peut être s’agit-il de certains qui vendaient auparavant des adresses pourries ?)

Episode 5 (fin)

Pour info, merci qui ?
« J’ai tout de même passé une longue mauvaise journée à compulser des informations afin de comprendre ce que je pourrais proposer à mes clients comme alternative. Hormis le fait de faire signer un papier à tous ceux qui accepterons de recevoir de l’information sur les produits de mes clients, je n’ai pas entrevu d’autre possibilité. Nous n’avons pas les moyens de nous payer un DPO ou de gérer sur une base dédiée les opt in validés. En résumé, pour Interlettre nous allons continuer de collecter des adresses auprès de ceux que nous côtoyons : clients, amis, prospects rencontrés…, notre plateforme de routage gère vraiment les désabonnés qui sont d’office écartés de notre fichier et ne recevront plus jamais de nouvelles de notre part, enfin nous ne louons pas notre fichier.
Pour quelques centaines de destinataires auxquelles nous ne proposons que du bonheur, du sourire ou un brin de contestation, j’imagine assez mal la CNIL descendre à la maison ! » RC

Pour VIRGULE /Interlettre : les données collectées sont vos nom et prénom, votre genre et votre adresse email. Les adresses sont gérées avec des formulaires de désabonnement et d’accès aux données chez notre fournisseur de solutions d’édition et de routage Message Business, qui s’est engagé à respecter les règles du RGPD, nous ne louons ni ne diffusons à d’autres personnes morales ou physiques notre fichier.

Publié dans # 201 05-2018 | Laisser un commentaire